|
mardi, 08 mars 2005 |
|
Page 2 of 4 Que faire en cas de menace d'accouchement prématuré ?
Il faut confirmer le
diagnostic de menace d'accouchement prématuré. Les experts recommandent
l'utilisation de l'échographie endovaginale. Certains marqueurs
biologiques peuvent aider au diagnostic. Mais on ne dispose pas encore
de marqueurs biologiques prédictifs de l'accouchement avant
l'apparition des signes cliniques.
Le traitement visant à
retarder l'accouchement chez les femmes en menace d'accouchement
prématuré permet la mise en place d'une corticothérapie anténatale
utile à la survie de l'enfant.
L'ÉCHOGRAPHIE ENDOVAGINALE
Les experts recommandent
l'utilisation de l'échographie endovaginale lorsque la fréquence des
contractions utérines fait craindre une menace d accouche ment
prématuré.
C'est un examen plus
sensible que le simple toucher vaginal, car il met en évidence les
dilatations de l'orifice interne du col de l'utérus, alors que I
orifice externe accessible au toucher vaginal n est pas encore modifié.
Son utilisation plus
systématique pour confirmer ou infirmer le diagnostic de menace
d'accouchement prématuré, avant tout traitement, épargnerait de
nombreuses hospitalisations inutiles.
Elle permettrait aussi de
mieux prendre en charge les vraies menaces d'accouchement prématuré et
d'orienter rapidement la femme vers un centre spécialisé équipé d'un
service de réanimation néonatale .
L'ORIENTATION DES FEMMES À RISQUE VERS LES CENTRES SPECIALISES
Le risque de mortalité et
de séquelles graves diminue lorsque le grand prématuré naît dans une
maternité équipée d'un service de néonatologie avec réanimation.
Les experts recommandent que les naissances avant 33 semaines aient lieu dans de tels centres.
Pour les femmes à risque,
l'accouchement doit être prévu à l'avance dans un de ces centres. Les
experts insistent pour que les femmes ayant une grossesse multiple, y
compris gémellaire, soit considérées comme étant à risque.
LES TRAITEMENTS DE LA MENACE D'ACCOUCHEMENT PREMATURE
Les traitements et la
prévention pharmacologique de la menace d'accouchement prématuré sont
aujourd'hui limités et décevants. Le meilleur traitement demeure
l'administration parentérale de B-mimétiques dont l'efficacité est
toutefois limitée aux premières 48 heures. Les traitements préventifs
de type progestatif pour les femmes ayant des facteurs de risque de
prématurité s'avèrent inefficaces, alors qu'ils sont largement utilises.
Cette situation justifie un
effort particulier de recherche, qui doit passer par une meilleure
compréhension des mécanismes qui président au déclenchement de
l'accouchement, aussi bien à terme qu' avant terme.
LA PRISE EN CHARGE DU GRAND PREMATURE IN UTERO
Depuis le début des années
80, le traitement anténatal du foetus pur les corticoïdes a fait la
preuve de son efficacité, mais il reste encore insuffisamment utilisé.
En quelques heures, et surtout s'il a pu être commencé 24 heures avant
l'accouchement, il augmente la viabilité du foetus en accélérant sa
maturation. Ce traitement de 48 heures peut être répété tous les 7 à 10
jours jusqu'à 33-34 semaines de gestation. Au-delà, son utilité reste
discutée.
En accélérant la maturation
pulmonaire, il diminue les détresses respiratoires et les taux de
mortalité. Il diminue également le risque d'hémorragies cérébrales,
notamment chez les très grands prématurés et donc la fréquence de
certaines séquelles neurologiques.
Les experts plaident pour
un plus large recours à ce traitement "grâce à une meilleure
coordination obstétrico-pédiatrique et à une diffusion plus large de
l'information . "
|
|
Last Updated ( mardi, 08 mars 2005 )
|