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Page 1 of 6 Objectifs généraux du CR-ADIF
L’objectif du
CR est d’aider les familles qui souffrent d’un handicap ou d'une maladie du
développement d’origine génétique, dans le diagnostic, le conseil génétique, la
prise en charge, le diagnostic prénatal et la recherche.
Par prise en
charge, nous entendons le diagnostic, le dépistage précoce (de la maladie et de
ses complications), l’orientation vers des filières de soins adaptées et/ou la
coordina-tion de ce suivi.
L’objectif
final de la prise en charge est de concilier la demande et les besoins de
l’enfant et des parents avec les exigences médicales, et d’amener l’enfant à
l’âge adulte dans une situation médico-chirurgicale et psychique stabilisée
voire améliorée, avec un projet de vie autonome dans la mesure du possible.
Notons
que le terme de « génétique pédiatrique » désigne plutôt l’âge théorique de
dia-gnostic de la pathologie que l’âge auquel les patients sont vus. En effet,
les généticiens pédiatres voient régulièrement des patients adultes souffrant
d’anomalie du développe-ment, qui consultent pour eux-même ou pour s’enquérir
du risque pour leur descendance. De même, une partie de l’activité des
consultations concerne des anomalies fœtales, dans le cadre du fonctionnement
des Centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal.
Quelles pathologies ?
Le CR s’adresse aux anomalies du développement (d’origine
génétique ou non). Ce vaste groupe de maladies rares inclut les syndromes
dysmorphiques et les syndromes polymalformatifs, avec ou sans retard du
développement intellectuel (retard psychomoteur, retard mental.)
Ce groupe de maladies rares ou
exceptionnelles est principalement caractérisé par :
1) Un trouble du développement physique et/ou neurologique
et cognitif résultant d’une anomalie génétique au sens large : maladie
monogénétique ou aberration chromosomique
2) Une atteinte souvent multiple (syndrome
polymalformatif) exigeant une prise en charge multidisciplinaire médicale
(neurologie, chirurgie viscérale, orthopédie, ORL, ophtalmologie,…) et, le plus
souvent, socioéducative
3) Un nombre très important de maladies distinctes, pour
la plupart très exceptionnelles (prévalence de 1/10.000 à moins de
1/1.000.000). Certaines de ces maladies n’ont été décrites que dans une seule
famille.
Ces affections exceptionnelles
représentent le champ spécifique d’expertise des pédiatres généticiens
cliniciens. Leur dénombrement n’est pas achevé. Au total, plus de 3000 maladies
du développement (appelés « syndromes polymalformatifs ») sont
actuellement répertoriées, et l’on en décrit plus de 400 nouvelles par an (soit
plus d’un nouveau syndrome par jour !).
Malgré leur rareté individuelle, les anomalies du développement
embryonnaire représentent globalement un problème majeur de santé publique. Des
malformations sérieuses, détectées avant l’âge d’1 an, sont observées dans 2 à 4%
des naissances (dont ¼ sont syndromiques), 1 à 3% des enfants survivant à J7, 20-30%
des morts périnatales, et 15-20% des morts < 15 ans. Au total, en France :
12000 à 24000 naissances / an sont concernées.
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