- présence obligatoire d'un parent pendant toute la durée de l'enregistrement,
- modalités de l'examen clinique de l'enfant,
- fiche de renseignements à remplir,
- la nécessité de la lumière la nuit,
- l'importance de l'installation de l'enfant : sans couverture sur lui, cadrage,
- une chambre double.
Le programme d'EEG vidéo et les renseignements cliniques sont transmis au médecin du service des explorations fonctionnelles.
La
date d'hospitalisation est programmée par le service de neurologie.
L'enfant et sa famille doivent se présenter dans le service le dimanche
avant 21 h.
Le lundi matin, l'interne du service, à l'aide de
l'histoire clinique du patient, prépare le "dossier épilepsie". Pendant
ce temps, la technicienne EEG s'occupe du "casquage" de l'enfant.
Une
démonstration est faite aux parents sur l'utilisation de la
télécommande et sur le cadre de l'écran de surveillance. Des
explications sur la prise de notes sur la feuille de surveillance sont
données.
L'EEG vidéo débute. Le changement de cassette par les
infirmières a lieu toutes les quatre heures après identification et
notification.
Le contrôle et la coopération entre le personnel
des deux services pendant toute la durée de l'enregistrement restent
indispensables.
À la fin de l'enregistrement, décidée en tenant
compte du nombre de crises enregistrées, la technicienne EEG retire les
électrodes, les cassettes et les feuilles de surveillance.
Les avantages d'un EEG vidéo dans le service
- Une
meilleure surveillance de l'enfant est assurée et, en cas de souci,
l'accès aux médicaments et l'appel des médecins sont facilités.
- Au
sein du service, il est plus aisé de discuter de l'histoire de la
maladie de l'enfant, de la reprendre et de la compléter grâce à la
présence conjointe des médecins, des soignants et des parents.
- Une transmission plus pertinente entre soignants, techniciens et médecins des deux services des différents événements survenus.
- L'installation, le confort de l'enfant et de sa famille font partie d'une préoccupation permanente pour l'équipe soignante.
- Une prise en charge globale du "couple" assure une meilleure réalisation de l'examen et une bonne satisfaction des familles.
- Une
coopération et une complémentarité existent entre les membres des deux
services concernés, avec une participation commune à l'analyse des
résultats.
Les inconvénients d'un EEG vidéo dans le service
Il
existe un manque de formation, pour les infirmières de neurologie, sur
certaines données techniques nécessaires au bon déroulement de l'EEG
vidéo :
- non reconnaissance des principaux artefacts et des signes EEG annonciateurs d'une crise,
- conduite à tenir non précisée devant le décollement d'électrodes durant la nuit (absence de techniciens après 17 h 30),
- installation
des télévisions à un endroit discutable, au croisement du poste de
soins et du couloir, très gênant pour l'intimité de l'enfant.
La
chambre double est source de gêne pour l'enfant lui-même et entraîne
des difficultés pour la surveillance et pour l'interprétation de l'EEG
vidéo (bruit, discussions).
Conclusion
La
mise en place d'un programme d'exploration et de prise en charge des
épilepsies de l'enfant nécessite la participation de plusieurs membres
de l'équipe de soins. Une formation adaptée du personnel, impliquant
des connaissances d'interprétation de l'EEG, est indispensable.
Le
personnel doit également participer à l'analyse des résultats et
progressivement se former à examiner cliniquement les patients lors du
déroulement d'une crise d'épilepsie.
L'organisation structurelle
du service doit prévoir non seulement une ou plusieurs chambres
individuelles, permettant la réalisation du monitorage dans des
conditions optimales mais aussi un minimum de confort pour l'enfant et
les accompagnants (télévision, jeux, possibilités de repos pour la
famille), ainsi qu'un poste de soins équipé de télévisions à l'abri des
regards.
Le service de neurologie-maladies métaboliques de Robert-Debré AP-HP
Le
service de neurologie/maladies métaboliques a ouvert en mars 1996. Ce
service n'était pas prévu dans la fiche de structure à l'ouverture de
l'hôpital Robert-Debré (Paris 19e) en mai 1988, c'est pourquoi il a été
installé dans une partie du service d'ORL.
Il se compose de dix
lits répartis en cinq chambres doubles, dont deux sont équipées de
moyens de télésurveillance et d'enregistrement. Le petit nombre de lits
conduit fréquemment à l'hospitalisation d'un certain nombre d'enfants
dans d'autres services de l'hôpital.
Dans un premier temps, deux
chambres ont été équipées d'un système visuel permettant d'observer et
d'enregistrer (polysomnographie) les enfants sur des cassettes vidéo.
Puis le projet de développer la prise en charge des épilepsies de
l'enfant a été envisagé puis adopté.
Un système d'EEG vidéo a donc été installé dans le service et il est fonctionnel depuis avril 1999.
Les auteurs
Patricia
Alexandre, Nathalie Charpentier, Marie-Thérèse Métivier, Anne-Marie
Ruter, services de neurologie/maladies métaboliques et explorations
fonctionnelles, Hôpital Robert-Debré, AP-HP, Paris (75).