
L'ENFANT est source de
vie et d'espoir, mais, quand survient un handicap, cet enfant devient
"différent". La culpabilité est quasiment toujours présente chez les
parents. Le regard des autres posé sur ce petit être n'est plus tout à
fait le même. Pourtant, cet enfant sourit, réalise des choses à son
propre rythme, participe à la vie de tous les jours. Les professionnels
de la santé sont là pour optimiser ses compétences et favoriser son
insertion au sein de notre société. Ils sont là, aussi, pour aider les
parents à surmonter le handicap et leur apprendre à développer les
possibilités de leur enfant.
À l'hôpital, l'infirmière donne des
soins personnalisés à l'enfant handicapé et reste la personne la plus
proche du patient pour analyser, en fonction de son observation, la
nécessité d'avoir recours à tel ou tel professionnel de la santé. C'est
pourquoi nous avons choisi de montrer toute l'importance d'une bonne
collaboration entre les différents professionnels gravitant autour de
l'enfant handicapé moteur et des familles.
Notre service
accueille des enfants atteints de différentes affections : des
pathologies neurologiques pures (épilepsie, convulsions, état de mal…)
qui entraînent un retard psychomoteur, un retard d'éveil, des
paralysies, des malpositions…, et des maladies métaboliques
(glycogénose, tyrosinémie, phénylcétonurie…) qui provoquent un retard
du développement normal des cellules neurologiques.
Pour chacune
de ces catégories d'enfants, des soins spécifiques et individualisés
vont être effectués par une équipe pluridisciplinaire pendant
l'hospitalisation puis soit au domicile, soit dans une structure
d'accueil tel un hôpital de jour ou un centre de rééducation. L'enfant,
aussi bien que son entourage proche, sera pris en
considération dans sa globalité.
* La notion de handicap
L'Organisation Mondiale de la Santé a établi en 1980 une classification internationale
du handicap1, qui en décrit trois aspects.