- Le
maniement du stylo autopiqueur, des bandelettes glucometer…dont ils
disposeront à la maison. Un résultat inférieur ou égal à 0,55 g/l est
considéré comme une hypoglycémie.
4. Le resucrage:
Il n'y a dans les glycogénoses aucun autre moyen de correction d'une hypoglycémie que de donner du glucose.
Si la glycémie est entre 0,5 et 0,6 g/l, il suffit de donner à l'enfant une collation, ou d'avancer l'heure de son repas.
Si la glycémie est inférieure à 0,5 g/l et que l'enfant est bien, il
faut lui faire boire immédiatement de l'eau sucrée ou un jus de fruit
sucré et lui donner 10 à 15 minutes après une collation ou le repas si
l'on est proche d'un repas.
Si la glycémie est inférieur à 0,5
g/l et que l'enfant n'est pas bien, il faut lui administrer par la
sonde 10 à 20 ml de sérum glucosé à 30%, vérifier au glucotrend la
remontée de la glycémie et lui donner 10 à 15 minutes après une
collation ou un repas.
Dans tous les cas, le maintien d'une
glycémie sera vérifiée dans l'heure qui suit par la mesure systématique
de la glycémie tous les ¼ d'heures ou ½ heures suivant l'état clinique
et la qualité de la prise alimentaire.
Les parents doivent
savoir qui appeler au téléphone en cas de problème qu'ils
n'arriveraient pas à résoudre. Une liste de noms et de n° de téléphones
doit donc leur être remise. La mise en place de cette éducation est
réalisée en collaboration avec l'équipe diététique et l'équipe médicale.
Le régime est adapté par le diététicien en fonction de l'âge de
l'enfant et de sa tolérance au jeûne. Un cahier est remis aux parents.
Sur le plan pratique, ce cahier est élaboré en fonction de chaque
famille et de leur niveau d'éducation (photos et dessins pour les
parents analphabètes….).
Le médecin a pour rôle d'expliquer la
maladie et ses conséquences de façon à ce que les parents comprennent
le bien fondé du traitement et soient capables d'adhérer aux
prescriptions.
Pour l'aider dans cette tâche, le soignant
dispose d'un guide éducatif que nous évaluons actuellement dans le
service. Ce guide a pour but de permettre aux parents de développer les
connaissances nécessaires et de contrôler leurs acquisitions.
Au
total, ces affections sont des maladies chroniques et définitives pour
lesquelles on demande aux parents un investissement très lourd sur le
plan familial et psychologique. La réussite de ce programme à long
terme est largement dépendant de la qualité de l'enseignement initial
et de la confiance qui se met en place entre la famille et l'équipe
soignante.