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mardi, 28 novembre 2006
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ABNP-BVKN : Perspectives d’avenir et souvenirs
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Association Belge de Neurologie Pédiatrique  –
Belgische Vereniging voor Kinderneurologie [ABNP – BVKN]

Trentième anniversaire, Bruxelles, jeudi 30 novembre 2006

 
Perspectives d’avenir et souvenirs

 
Philippe Evrard

En me demandant un texte pour contribuer à la célébration de ce trentième anniversaire, vous avez suggéré des souvenirs et des perspectives. Pourquoi et comment êtes-vous devenu neuropédiatre et cofondateur de l’ABNP – BVKN ? Quelle est la petite histoire des débuts des structures nationales de la neuropédiatrie belge ? Quelles est votre vision des perspectives d’une société telle que l’ABNP – BVKN ? Tout cela relève de genres littéraires particulièrement difficiles. Dans ces quelques lignes, je ne ferai qu’apporter quelques « miettes et glanures » qui pourraient contribuer à un texte que Gilles Lyon, Henri Szliwowski, Paul Casaer, d’autres et moi-même pourrions écrire ensemble sur la neuropédiatrie belge des origines à l’an 2000 … si nous en avons un jour le temps. Inversant l’ordre chronologique, je commencerai par le futur avant de parler du passé...


Professeur à l’Université Paris 7 Denis-Diderot (Faculté de médecine), Chef du Service de Neurologie Pédiatrique et des Maladies Métaboliques, Hôpital Robert-Debré (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris). 48 Boulevard Sérurier, F-75935 Paris Cedex 19, France. E-mail : philippe.evrard@rdb.aphp.fr   URL : http://www.pediatric-neurology-paris.net.
Professeur Ordinaire Honoraire, UCL ; ancien Chef de Service, Cliniques Universitaires Saint-Luc


Des suggestions pour des services à rendre par les sociétés neuropédiatriques nationales

Long run is a misleading guide to current affairs.
In the long run we are all dead
[1]
Keynes

Pour répondre à votre suggestion d’évoquer des projets et des perspectives en cette journée d’anniversaire, il y a un certain avantage à ne plus être juge et partie, comme je l’étais lorsque j’étais en Belgique. C’est aussi un handicap et cela requiert une grande humilité : les plans sur la comète, loin du terrain, sont souvent sans grand intérêt. Je n’aborderai pas ici les perspectives et la programmation des recherches cliniques et des recherches fondamentales elles-mêmes, qui nous passionnent tous quotidiennement mais qui sortent du sujet qui m’a été demandé. Je me limiterai à des services qui peuvent être rendus par une société neuropédiatrique nationale, en complément à ce qu’elle fait déjà.  

  • L’enseignement en réseau a existé depuis des siècles. Pour des domaines spécialisés, les réseaux se sont imposés de manière absolue au cours de la dernière décennie. N’est-il pas nécessaire de créer un DIU (diplôme interuniversitaire belge de neurologie pédiatrique), en langue anglaise lors des sessions où tous les participants n’ont pas la même langue maternelle ? Un DIU national belge me semble indispensable afin de promouvoir la qualité des neuropédiatres belges et des centres neuropédiatriques belges. C’est aussi indispensable si vous souhaitez continuer à attirer en Belgique des neuropédiatres étrangers en formation ; je reçois fréquemment à Paris des étrangers candidats à se former en France et qui m’expriment qu’ils ont d’abord envisagé la Belgique mais l’absence de DIU belge de neuropédiatrie a, à leurs yeux, disqualifié d’emblée la Belgique comme pays de formation neuropédiatrique au profit de la France. Des partenariats avec le DIU français de neuropédiatrie, et éventuellement avec d’autres pays voisins de la Belgique, sont possibles (j’en parle en connaissance de cause, comme membre du comité directeur du DIU français),
  • Les réseaux d’excellence, cliniques et de recherche, ont récemment émergé eux aussi comme des priorités, notamment au niveau européen. La BVKN – ABNP et ses membres ne seraient-ils pas intéressés à participer à un ou plusieurs réseaux de collaboration clinique et scientifique associant des services belges, hollandais et français, sans être fermés à d’autres pays ; ces réseaux utiliseraient la langue anglaise lorsque les participants n’ont pas tous la même langue maternelle. Dans la constitution de ce ou de ces réseaux cliniques et/ou de recherche, les seuls critères à retenir seraient la qualité, le caractère concret des programmes proposés et l’intérêt du fonctionnement en réseau pour les activités envisagées. Nous avons eu récemment l’occasion d’évoquer les réseaux pédiatriques et neuropédiatriques, et certains de leurs financements possibles, dans un article qui paraîtra prochainement dans la Revue Médicale de Bruxelles [ii].
  • Un outil de vidéoconférences – télémédecine en pédiatrie, particulièrement pour la collaboration entre l’Europe et l’Afrique, mais utilisable pour d’autres objectifs, est en cours de négociation avec l’Agence Spatiale Européenne et avec le Centre National (Français) d’Etudes Spatiales. Il pourrait être utilisé et alimenté par les membres de l’ABNP – BVKN.
  • Les efforts « think tank » pour la recherche fondamentale, la recherche appliquée et la recherche « translationnelle » bénéficieraient beaucoup de la collaboration des membres de l’ABNP – BVKN. Un « Developmental neuroscience and pediatric neurology study group », vise à produire des documents qui sont ensuite à la disposition des collègues, des sociétés et des institutions qui le souhaitent, en espérant qu’eux-mêmes y contribuent aussi.
  • Une « Université Virtuelle de l’Enfant », qui se constitue actuellement émane de fondations. La neuropédiatrie et les neurosciences du développement y sont une priorité. Les membres de l’ABNP-BVKN pourraient à la fois en bénéficier et y contribuer activement.


Last Updated ( mardi, 28 novembre 2006 )
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