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Page 1 of 4 Association Belge de Neurologie Pédiatrique – Belgische Vereniging voor
Kinderneurologie [ABNP – BVKN]
Trentième anniversaire, Bruxelles, jeudi
30 novembre 2006
Perspectives d’avenir et souvenirs
Philippe Evrard
En me demandant un texte pour contribuer à la célébration de ce trentième
anniversaire, vous avez suggéré des souvenirs et des perspectives. Pourquoi et
comment êtes-vous devenu neuropédiatre et cofondateur de l’ABNP – BVKN ?
Quelle est la petite histoire des débuts des structures nationales de la
neuropédiatrie belge ? Quelles est votre vision des perspectives d’une
société telle que l’ABNP – BVKN ? Tout cela relève de genres littéraires
particulièrement difficiles. Dans ces quelques lignes, je ne ferai qu’apporter
quelques « miettes et glanures » qui pourraient contribuer à un texte
que Gilles Lyon, Henri Szliwowski, Paul Casaer, d’autres et moi-même pourrions
écrire ensemble sur la neuropédiatrie belge des origines à l’an 2000 … si nous
en avons un jour le temps. Inversant l’ordre chronologique, je commencerai par
le futur avant de parler du passé...
Professeur à l’Université Paris 7 Denis-Diderot (Faculté de médecine),
Chef du Service de Neurologie Pédiatrique et des Maladies Métaboliques, Hôpital
Robert-Debré (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris). 48 Boulevard Sérurier,
F-75935 Paris Cedex 19, France. E-mail : philippe.evrard@rdb.aphp.fr URL : http://www.pediatric-neurology-paris.net. Professeur Ordinaire Honoraire, UCL ; ancien Chef de Service,
Cliniques Universitaires Saint-Luc
Des suggestions pour des services à rendre par les sociétés neuropédiatriques nationales
Long run
is a misleading guide to current affairs. In the long run we are all dead [1] Keynes
Pour répondre à votre suggestion d’évoquer des projets
et des perspectives en cette journée d’anniversaire, il y a un certain avantage
à ne plus être juge et partie, comme je l’étais lorsque j’étais en Belgique.
C’est aussi un handicap et cela requiert une grande humilité : les plans
sur la comète, loin du terrain, sont souvent sans grand intérêt. Je n’aborderai
pas ici les perspectives et la programmation des recherches cliniques et des
recherches fondamentales elles-mêmes, qui nous passionnent tous quotidiennement
mais qui sortent du sujet qui m’a été demandé. Je me limiterai à des services
qui peuvent être rendus par une société neuropédiatrique nationale, en
complément à ce qu’elle fait déjà.
- L’enseignement en réseau a
existé depuis des siècles. Pour des domaines spécialisés, les réseaux se sont
imposés de manière absolue au cours de la dernière décennie. N’est-il pas
nécessaire de créer un DIU (diplôme interuniversitaire belge de neurologie
pédiatrique), en langue anglaise lors des sessions où tous les participants
n’ont pas la même langue maternelle ? Un DIU national belge me semble
indispensable afin de promouvoir la qualité des neuropédiatres belges et des
centres neuropédiatriques belges. C’est aussi indispensable si vous souhaitez
continuer à attirer en Belgique des neuropédiatres étrangers en
formation ; je reçois fréquemment à Paris des étrangers candidats à se
former en France et qui m’expriment qu’ils ont d’abord envisagé la Belgique
mais l’absence de DIU belge de neuropédiatrie a, à leurs yeux, disqualifié
d’emblée la Belgique comme pays de formation neuropédiatrique au profit de la
France. Des partenariats avec le DIU français de neuropédiatrie, et
éventuellement avec d’autres pays voisins de la Belgique, sont possibles (j’en
parle en connaissance de cause, comme membre du comité directeur du DIU
français),
- Les réseaux d’excellence, cliniques et de recherche, ont récemment émergé eux aussi comme des priorités,
notamment au niveau européen. La BVKN – ABNP et ses membres ne seraient-ils pas
intéressés à participer à un ou plusieurs réseaux de collaboration clinique et
scientifique associant des services belges, hollandais et français, sans être
fermés à d’autres pays ; ces réseaux utiliseraient la langue anglaise
lorsque les participants n’ont pas tous la même langue maternelle. Dans la
constitution de ce ou de ces réseaux cliniques et/ou de recherche, les seuls
critères à retenir seraient la qualité, le caractère concret des programmes
proposés et l’intérêt du fonctionnement en réseau pour les activités envisagées.
Nous avons eu récemment l’occasion d’évoquer les réseaux pédiatriques et
neuropédiatriques, et certains de leurs financements possibles, dans un article
qui paraîtra prochainement dans la Revue
Médicale de Bruxelles [ii].
- Un outil de vidéoconférences – télémédecine
en pédiatrie, particulièrement pour la collaboration entre l’Europe et
l’Afrique, mais utilisable pour d’autres objectifs, est en cours de négociation
avec l’Agence Spatiale Européenne et avec le Centre National (Français) d’Etudes
Spatiales. Il pourrait être utilisé et alimenté par les membres de l’ABNP –
BVKN.
- Les efforts « think tank » pour la recherche
fondamentale, la recherche appliquée et la recherche
« translationnelle » bénéficieraient beaucoup de la
collaboration des membres de l’ABNP – BVKN. Un « Developmental
neuroscience and pediatric neurology study group », vise à produire des
documents qui sont ensuite à la disposition des collègues, des sociétés et des
institutions qui le souhaitent, en espérant qu’eux-mêmes y contribuent aussi.
- Une « Université Virtuelle de
l’Enfant », qui se constitue actuellement émane de fondations.
La neuropédiatrie et les neurosciences du développement y sont une priorité.
Les membres de l’ABNP-BVKN pourraient à la fois en bénéficier et y contribuer
activement.
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